Le Musée des Monstres - Tome 2 - La statue hurlante

Le Musée des Monstres - Tome 2 - La statue hurlante

by Lauren Oliver, Alice Delarbre

NOOK Book(eBook)

$8.99

Available on Compatible NOOK Devices and the free NOOK Apps.
WANT A NOOK?  Explore Now

Overview

Le Petit Musée des Horreurs de Dumfrey, où vivent Pippa, Sam, Thomas et Max, est à deux doigts de fermer ses portes. Définitivement. Comme si cela ne suffisait pas, leur ami, le célèbre sculpteur Siegfried Eckleberger, est assassiné. Bouleversés mais décidés à le venger, les quatre orphelins mènent l’enquête. Très vite, des indices révèlent que la mort du sculpteur serait liée au meurtre d’une riche héritière de New-York, ainsi qu’à leur propre passé…
 

Product Details

ISBN-13: 9782010004360
Publisher: Hachette Romans
Publication date: 10/25/2017
Series: Aventure
Sold by: Hachette Digital, Inc.
Format: NOOK Book
File size: 13 MB
Note: This product may take a few minutes to download.
Age Range: 11 Years

About the Author

Titulaire d’un diplôme de philosophie et de littérature à l’université de Chicago, Lauren Oliver a ensuite suivi une formation en arts à l’université de New York. Elle a brièvement travaillé comme assistante d’édition chez un éditeur new-yorkais, avant de se consacrer entièrement à l’écriture.

Read an Excerpt

CHAPTER 1

— Rien, lâcha Max d'un air dépité en s'éloignant de la fenêtre, où ses paumes avaient laissé leurs empreintes. Pas un seul visiteur débile.

Pippa gémit.

— Il fait trop chaud pour monter sur scène de toute façon, dit-elle.

Étendue sur le linoléum frais, elle s'éventait avec l'une des plaquettes promotionnelles du musée. Celle-ci vantait les dernières acquisitions de Dumfrey: une paire de ciseaux antiques ayant prétendument servi à Dalila pour couper la chevelure de Samson.

À tout juste onze heures du matin, les températures dépassaient déjà les trente degrés à New York. La rue du Petit Musée des curiosités, des monstres et des merveilles de Dumfrey ressemblait à un décor de théâtre vide. Max, Sam, Thomas et Pippa avaient passé la nuit dans le hall du bâtiment – le grenier, où ils avaient l'habitude de dormir avec les autres artistes, s'était transformé en hammam.

— Pip a raison, approuva Sam, quittant brièvement des yeux le tuyau d'acier qu'il tordait en forme de cercle. Tous ceux dont le cerveau n'a pas encore fondu sont chez eux, devant un ventilateur.

— Ou plongés dans un bain d'eau glacée, ajouta Pippa. Ou en train de faire des cartons pour déménager au pôle Nord.

Max soupira. À quoi bon perfectionner son numéro de lancer de couteaux – à quoi bon faire quoi que ce soit? – s'il n'y avait pas de public pour l'applaudir? Elle attrapa pourtant une pomme dans le panier à ses pieds et la posa en équilibre précaire sur la tête de grizzly au mur. Puis elle recula d'un peu moins de quatre mètres, mit un bandeau sur ses yeux et lança un couteau.

Elle imagina, ce faisant, que la pomme était la tête du professeur Nicholas Rattigan: un savant fou échappé de prison. Leur créateur.

Un bruit sourd résonna.

— Houlà! s'écria Pippa. Rappelle-moi de ne jamais te servir de cobaye pour t'entraîner!

Max arracha son bandeau et constata que la lame était profondément plantée entre les deux yeux de verre de l'ours. Elle se renfrogna aussitôt.

— Il doit y avoir un courant d'air ...

— Si seulement, soupira Pippa en agitant son éventail avec deux fois plus de vigueur.

— Qu'est-ce que vous en dites? demanda Sam en brandissant le tuyau qu'il malmenait depuis un moment et qui formait désormais une succession tarabiscotée de boucles et de tire-bouchons. Ça ressemble à un lapin?

— À l'envers? hasarda Pippa en plissant les paupières.

— Ça ressemble à un lapin qui aurait été écrasé par un camion poubelles, lâcha Max.

La chaleur la rendait très irritable. Sam pesta puis redonna au tuyau sa forme initiale.

— Si seulement Dumfrey m'autorisait à utiliser un vrai lapin comme modèle ...

Pippa tendit la main pour lui tapoter le pied d'un geste réconfortant. Sam aurait donné n'importe quoi pour avoir un animal de compagnie. Il passait son temps à glisser des petits biscuits secs entre les barreaux de la cage du perroquet de Monsieur D., il essayait de se lier d'amitié avec les souris qui vivaient dans les murs du bâtiment. Mais le directeur du musée refusait de satisfaire cette envie, de peur que Sam, bien malgré lui, étouffe, écrase ou écrabouille la pauvre bête, ainsi qu'il le faisait souvent avec les poignées de portes, les rambardes et les dossiers de chaises. Le pauvre Sam n'y était pour rien. Voilà pourquoi Dumfrey aimait d'ailleurs lui rappeler qu'il était le garçon de douze ans trois quarts le plus fort de tout le pays ... et peut-être même du monde entier.

— Écoutez ça! lança Thomas en aplatissant ses cheveux indomptables qui, à leur habitude, étaient recouverts d'une couche de plâtre et de poussière.

Il n'empruntait en effet l'escalier que lorsqu'il n'avait pas le choix: il préférait se déplacer à l'intérieur des murs du musée, se contorsionner pour se faufiler dans les tuyaux et les conduites d'aération, se tortiller pour se frayer un passage dans des espaces à peine plus larges qu'un pot de fleurs ... et surgir derrière une grille en métal au moment où l'on s'y attendait le moins.

— Comment appelle-t-on une femme qui n'a pas tous ses doigts sur une seule main?

Pippa poussa un nouveau gémissement.

— Oh, Thomas, fiche-nous la paix! Il fait trop chaud pour tes énigmes ...

— Donnez-moi quand même une réponse, insista-t-il.

Thomas avait toujours le nez fourré dans un livre. Ces derniers temps, il dévorait Casse-Tête et Énigmes. Il le lisait même en mangeant: les pages étaient éclaboussées de sauce tomate et de gras de bacon.

— Malchanceuse, répondit Max.

— Moi, je dirais « normale », lança William Langtry, surnommé « Le Fouet », qui venait d'entrer dans le hall d'un pas nonchalant, armé d'un seau et d'un balai à franges.

Le nouveau concierge agita les doigts de sa main gauche.

— Je n'aimerais vraiment pas avoir mes dix doigts sur une seule main.

Avec un sourire, Thomas referma le livre.

— Gagné, Le Fouet!

Max recentra la pomme sur la tête du grizzly, recula et visa à nouveau. Cette fois, le couteau atteignit sa cible en plein cœur, et le fruit, nettement coupé en deux, tomba sur le sol.

— Très joli! apprécia William, appuyé sur son balai. Ça me rappelle le numéro que je faisais autrefois, avec mon fouet. Même si moi, j'avais un penchant pour les fraises ... Elles font de sacrés dégâts quand elles explosent!

— Montrez-nous! s'écria Max.

— Oh, oui, montrez-nous, dit Pippa en grignotant une des moitiés de pomme.

— Un seul tour, ajouta Sam.

Le Fouet vira à l'écarlate. Il se mit à fixer le sol et frotta avec une énergie inquiétante une portion de linoléum de quinze centimètres carrés.

— J'imagine que cette époque est révolue ... dit-il. Mes mains ne me répondent plus aussi bien qu'avant. Mes yeux non plus ...

Les enfants échangèrent un regard. William Langtry avait rencontré Dumfrey des années et des années auparavant, à l'époque où il était un artiste de cirque reconnu dans le monde entier. Il maniait le fouet comme personne, était capable d'éteindre une bougie à quarante mètres et de faire tomber un chewing-gum posé sur la langue d'un membre du public.

Cependant le temps avait fait des dégâts. D'une maigreur inquiétante, William avait la peau rouge et sillonnée de rides – on aurait dit une tomate séchée. Et il était bien difficile d'ignorer la flasque glissée dans la ceinture de son pantalon, ses yeux rougis ou le tremblement de ses mains, surtout le matin. À son arrivée au musée, quelques semaines plus tôt seulement, Dumfrey lui avait donné la seule place vacante.

Le Fouet, qui avait autrefois joui d'une réputation mondiale, était le nouveau concierge du musée, succédant au défunt, quoique pas très regretté, Potts.

Mlle Fitch surgit soudain en trombe du Hall des Merveilles du Monde.

— Vous voilà, vous! dit-elle à William d'une voix étonnamment haut perchée. Je vous ai cherché partout.

Max ravala un ricanement. Sam s'empressa de transformer un rire en quinte de toux. Quant à Thomas, il ouvrit son livre pour y plonger son nez. En temps normal, Mlle Fitch portait une de ses nombreuses robes noires informes, avec des bas noirs et des chaussures noires – à croire qu'elle se tenait toujours prête, pour le cas où elle serait conviée, au débotté, à un enterrement. Aujourd'hui, elle avait revêtu une robe d'un jaune hideux, qui lui donnait l'allure d'une grosse banane. Elle avait appliqué son fard à joues à la truelle – on aurait vraiment dit qu'un enfant s'était amusé à lui peinturlurer le visage. Le mascara formait des paquets dans ses cils, et ses lèvres étaient couleur camion de pompiers.

— Est-ce que ... tout va bien? lui demanda Pippa.

— Et pourquoi cela n'irait-il pas? cingla Mlle Fitch de son habituel ton cassant.

Elle lissa ses cheveux d'un geste nerveux, avant d'ajouter:

— Les jumelles ont insisté pour me maquiller ... Pour ma part, je trouve ça très puéril.

Elle regarda Le Fouet en battant des paupières et des flocons de mascara tombèrent sur le sol. La quinte de toux de Sam redoubla. William effleura la visière de sa casquette du bout des doigts.

— Je vous trouve rudement jolie, moi, mademoiselle, lui dit-il.

Elle devint presque aussi écarlate que son rouge à lèvres.

— Oh, Le Fouet! Vous êtes trop!

Une série de couinements nerveux lui échappa. Max n'en croyait pas ses yeux: la directrice générale du musée était-elle en train de glousser?

— J'ai besoin de votre aide dans le ... euh ... Palais de Cire. Nous retravaillons le tableau dédié à la Révolution française et je ne suis tout simplement pas assez forte pour déplacer seule la guillotine.

— À votre service, ma bonne dame, répondit William en offrant son bras à Mlle Fitch.

Elle poussa un nouveau couinement de plaisir. Ses cils battaient si vite que c'était un miracle qu'elle ne soit pas entrée en lévitation.

Sam toussait si fort à présent que son visage était violacé.

— Pour l'amour de Dieu, Sam, bois un peu d'eau, lui lança-t-elle avant de se tourner vers Le Fouet, un sourire vissé aux lèvres.

Alors qu'ils gravissaient les marches pour rejoindre le premier étage, la voix du nouveau concierge parvint aux enfants:

— Je vous ai déjà parlé de la fois où un lion a jailli de sa cage? J'ai sauvé toute une ribambelle de spectateurs qui, sinon, auraient fini en bouillie! Je ne vous ai jamais raconté cette histoire? Eh bien, elle doit remonter à une vingtaine d'années maintenant ...

Max soupira. Elle était à court de pommes et doutait que Danny, le nain, en charge de la cuisine aujourd'hui, accepte de lui en céder d'autres. Le temps semblait s'écouler au ralenti. Elle retourna à la fenêtre, dans l'espoir que la vue aurait changé. Pourtant la Quarante-Troisième Rue était plus déserte que jamais. Sergio la descendait lentement avec son stand ambulant de bretzels. Henry, le bagagiste de l'hôtel Saint Edna, s'était endormi sur son tabouret. Le petit Jack McDonnell, qui vivait en face, jouait aux osselets sur le perron de son immeuble.

Elle tourna son regard dans la direction opposée et aperçut une énorme tache rouge avec un mouchoir qui fondait sur le musée. Elle ne tarda pas à comprendre de quoi il s'agissait réellement: Monsieur D. qui agitait un journal. Le visage rouge, il portait une de ces tenues excentriques dont il avait le secret: un kimono de soie rouge et les pantoufles assorties.

— Dumfrey est ...

Max n'eut pas le temps d'ajouter: de retour. Déjà, la porte s'ouvrait à la volée et le directeur du musée entrait avec fracas dans le hall, brandissant triomphalement le quotidien au-dessus de sa tête. Max reconnut La Une de New York, la feuille de chou qui avait publié, quelques mois plus tôt à peine, plusieurs articles sur les plus jeunes pensionnaires du musée et leurs dons – articles pour la plupart offensants.

— Ça y est, je tiens mon succès! s'écria-t-il. Le public sera conquis! Ce sera le clou du spectacle, c'est certain ... Un carton garanti! Ils se précipiteront tous ici, comme des abeilles attirées par une flamme et des moucherons par du miel!

— Vous voulez plutôt dire comme des moucherons attirés par une flamme et des abeilles par du miel, intervint Pippa.

Il ne l'entendit pas, évidemment.

— Nous allons devenir riches! conclut-il, un sourire jusqu'aux oreilles. Rien de tel qu'une petite exécution pour relancer les affaires.

Il secoua le journal pour faire apparaître le gros titre:

RICHSTONE CONDAMNÉ À LA CHAISE ÉLECTRIQUE POUR LE MEURTRE DE SA FEMME!

CHAPTER 2

— Je ne comprends pas, lâcha Max. Qu'est-ce qu'il a de si spécial ce Richdrone, Bichestone ... enfin bref, vous voyez de qui je veux parler!

— Ma chère enfant, débuta Dumfrey avant de retirer ses lunettes et de dévisager Max comme pour s'assurer que c'était bien elle. Le meurtre de Mme Richstone est un véritable phénomène médiatique! C'est le crime du siècle!

Six mois auparavant, la riche héritière Rachel Richstone avait été retrouvée morte dans sa chambre, sur Park Avenue: elle avait reçu un coup fatal à la tête, avec un club de golf. L'arme du crime appartenait à son mari. La rumeur courait qu'elle avait récemment pris pour amant un jeune séducteur australien, M. Edmund Snyder, et que Manfred Richstone en était devenu fou de jalousie. Ce dernier avait beau clamer son innocence, il avait été arrêté, et rapidement condamné pour meurtre.

— Je crois que ce que Max veut dire, Monsieur D., intervint Pippa, qui marchait sur des œufs, c'est ... Quel lien y a-t-il entre ce meurtre et nous?

— Mais c'est évident, enfin! Les gens réclament des détails sur l'affaire ... et nous allons les leur fournir! Oh, oui, nous allons les leur donner à voir! Imaginez ... une nouvelle attraction en cire, une reconstitution à l'identique de l'effroyable scène de crime, de la tête de lit aux taches de sang. Tous les éléments d'un drame classique sont réunis: la belle héritière, Rachel, frappée à mort par son jeune mari fringant! Nous allons faire salle comble!

Thomas avait fini par abandonner son livre pour se plonger dans la lecture du journal.

— M. Richstone continue à affirmer qu'il est innocent, observa-t- il quelques instants plus tard.

Dumfrey balaya sa remarque d'un geste de la main.

— Que pourrait-il dire d'autre? Il va passer sur la chaise électrique!

— Je ne suis pas sûre ... bredouilla Pippa.

Elle n'avait jamais aimé le Palais de Cire, et la section « Meurtres malveillants » était l'endroit qu'elle appréciait le moins dans tout le musée. La petite salle poussiéreuse du premier étage accueillait une importante collection de personnages en cire grandeur nature et de mannequins, qui servaient à incarner les personnages de célèbres scènes de crime. Pippa évitait cet endroit de son mieux. Et quand elle n'avait pas le choix, elle pressait le pas et retenait son souffle – exactement comme si elle avait traversé un cimetière.

— Je ne suis pas sûre ... que ce soit juste.

Dumfrey lui tapota l'épaule avec tendresse.

— Ma chère petite, si douce, lui dit-il sur le ton qu'il aurait employé avec une enfant de cinq ans, alors qu'elle en avait douze. Rien ne pourrait être plus juste. Nous entretiendrons ainsi la mémoire de cette chère Mme Richstone. Nous maintiendrons son esprit vivant!

Pippa réprima un frisson. C'était précisément ce qui l'inquiétait: et si de véritables esprits étaient prisonniers de ces corps de cire?

— Maintenant voyons voir ... Le directeur du musée se tapota le menton avec l'index – ce qu'il faisait souvent lorsqu'il réfléchissait.

— Nous allons emprunter deux mannequins à Mlle Fitch, je suis sûr qu'elle peut s'en passer. Il faudra que nous changions leurs têtes, bien sûr ...

Thomas gémit.

— Je croyais qu'on était d'accord. Plus de têtes ... Au printemps, le Petit Musée de Dumfrey avait connu une succession de mésaventures, et tout avait débuté par le vol d'une tête réduite très prisée, censément la relique d'une ancienne tribu d'Amazonie. « La malédiction de la tête réduite ݏ avait fait sensation dans toute la ville, surtout après le décès inexpliqué de plusieurs membres du public. Les enfants s'étaient vus contraints de prouver l'innocence de Dumfrey, accusé de meurtre suite à ces morts étranges.

Ils avaient réussi à obtenir sa libération. Se mettant en quête du véritable meurtrier, les petits détectives en herbe avaient atterri tout droit dans la gueule du professeur Rattigan. Aussi impitoyable que brillant, il s'était, depuis peu, enfui de prison. Ce savant fou avait enlevé Thomas, Pippa, Sam et Max lorsqu'ils étaient encore tout petits pour réaliser sur eux ses expériences tordues. Et il souhaitait se servir d'eux pour reconstruire son empire. Ils n'avaient réussi que de justesse à se tirer de ses griffes et, pendant deux mois, ils avaient vécu dans la crainte de son retour. Mais il n'avait pas donné le moindre signe de vie en soixante jours, et les quatre amis commençaient donc à se détendre.

— Plus de têtes réduites, rectifia Dumfrey en agitant un doigt sous le nez de Thomas. Je dois rendre visite à notre vieil ami Eckleberger sans tarder.

— Taches-de-son! s'écria Pippa. Ça fait une éternité qu'on ne l'a pas revu!

Elle connaissait Siegfried Eckleberger depuis qu'elle savait marcher.

— Je ne l'ai jamais remercié pour son cadeau, ajouta Sam.

À Noël, le sculpteur lui avait envoyé une reproduction de sa tête, d'un réalisme frappant, et entièrement composée de bonbons. Ils avaient, ses amis et lui, dévoré la moitié de la sculpture, et il ne restait plus qu'une dragée à l'endroit où l'oreille gauche de Sam s'était trouvée.

(Continues…)



Excerpted from "Le Musée des Monstres - La Statue Hurlante"
by .
Copyright © 2016 Laura Schechter and Harold Schecter.
Excerpted by permission of Hachette Livre.
All rights reserved. No part of this excerpt may be reproduced or reprinted without permission in writing from the publisher.
Excerpts are provided by Dial-A-Book Inc. solely for the personal use of visitors to this web site.

Customer Reviews

Most Helpful Customer Reviews

See All Customer Reviews