Après cette nuit: Nuit après nuit - tome 2

Après cette nuit: Nuit après nuit - tome 2

by Lauren Blakely

NOOK Book(eBook)

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Overview

LA SUITE DE NUIT APRÈS NUIT...
Depuis le soir où ils se sont rencontrés, Clay et Julia ont vécu une passion dévorante, jusqu’à ce que les secrets de la jeune femme les rattrapent et les séparent. Julia s’est enfuie, refusant d’entraîner Clay dans son monde de violence et de paris truqués.
Pourtant ni l’un ni l’autre n’arrivent à oublier les week-ends passées ensemble, les étreintes enflammées, les moments partagés, et Clay se lance à la reconquête de la jeune femme. Il le sent, après cette nuit, tout est possible… à condition de jouer cartes sur table.

Product Details

ISBN-13: 9782016264959
Publisher: BMR
Publication date: 09/22/2017
Series: Nuit après nuit , #2
Sold by: Hachette Digital, Inc.
Format: NOOK Book
File size: 939 KB
Age Range: 18 Years

About the Author

A #1 New York Times Bestselling author, and #1 Wall Street Journal, Lauren Blakely is known for her contemporary romance books, including Big Rock, Unbreak My Heart, and her Heartbreakers Series. She lives in California with her family, including her smoking hot and funny husband and her two brilliant and kind children. She has plotted entire novels while walking her dogs. Her titles have appeared on the New York Times, USA Today, and Wall Street Journal Bestseller Lists more than 100 times, and she's sold nearly 3 million books.

Read an Excerpt

CHAPTER 1

La robe était si parfaite qu'elle en eut les larmes aux yeux.

— Il va en avoir le souffle coupé en te voyant descendre l'allée, parvint à dire Julia en essuyant une larme sur sa joue.

Sa sœur, McKenna, tournoya sur elle-même devant le miroir à trois faces au Cara's Bridal Boutique dans le cœur de Noe Valley, admirant la robe à hauteur de mollet qu'elle avait choisie pour son mariage, dans quelques semaines. La robe était du pur McKenna, jusqu'au jupon de taffetas froufroutant sous sa jupe de satin.

— Elle est tellement festive et jolie à la fois, fit Julia.

— En parlant de beauté, aimes-tu encore ta robe?

— Bien sûr, répondit Julia avec un grand sourire en montrant du doigt la robe de demoiselle d'honneur mince et noire que McKenna avait choisie pour elle.

— C'est tout à fait toi. Je voulais que tu puisses la porter de nouveau. Peut-être à un rendez-vous galant ou pour une soirée chic en ville?

Les paroles de sa sœur lui résonnaient dans la tête, parce qu'elle ne pouvait plus souhaiter passer une soirée en ville avec l'homme qu'elle désirait de tout son cœur.

Clay l'avait quittée ce matin, dans une rue de San Francisco. Il avait mis fin à leur brève aventure amoureuse et s'était éloigné dans sa limousine. Elle ne pouvait lui reprocher d'être parti. Elle ne pouvait lui accorder ce qu'il demandait: lui confier ses problèmes. C'est ce dont Clay avait besoin plus que tout. Plus que de son corps, plus que de leurs atomes crochus et même plus encore que leurs nuits sans fin ensemble. Elle ne pouvait lui expliquer la raison pour laquelle elle avait menti à l'homme armé d'un pistolet qui l'attendait devant sa porte, ce matin, au moment où ils revenaient d'aller prendre un petit-déjeuner. Que pouvaitelle dire? C'est l'armoire à glace à qui la mafia a demandé de s'assurer que je rembourse cette dette qui ne m'appartient même pas? Si elle l'avait dit à Clay, il serait devenu une cible aussi, parce que c'est de cette manière que ces hommes fonctionnaient: ils vous encerclaient, vous prenaient au piège de tous côtés, jusqu'à ce que les gens que vous aimiez se retrouvent dans leur champ de mire aussi.

C'était pourquoi elle avait affirmé que Clay n'était qu'un type qu'elle avait rencontré dans un bar, plutôt qu'un avocat renommé dans le domaine du spectacle et qui possédait une liste de clients encore plus renommés. Elle voulait protéger son identité et éviter d'en faire une cible.

— Et je vais la porter encore. Et plus d'une fois. C'est promis, dit-elle en étreignant McKenna, même si elle n'avait aucune idée du moment ou de l'endroit où elle la porterait.

Elles retirèrent leurs robes et McKenna paya le versement final pour les deux en déposant sa carte de crédit sur le comptoir sans y réfléchir à deux fois. Julia éprouva une pointe d'envie pour la facilité avec laquelle sa sœur pouvait se débrouiller quand il était question d'argent. C'était une femme d'affaires astucieuse, et elle avait transformé son blogue sur la mode en un empire de la mode. Si elle avait une énorme dette, elle pourrait la payer à l'instant en retirant la somme de son compte d'épargne débordant. Si elle le lui demandait, McKenna paierait sans hésiter la dette de Julia aussi, mais elle n'allait pas relier sa sœur à son problème, parce que c'était ainsi qu'il était devenu son problème quand il lui avait été transmis, comme une maladie.

— Chris a dit que la rencontre avec Clay s'était très bien passée aujourd'hui, remarqua McKenna tandis qu'elles sortaient de la boutique sur la rue achalandée dans le trafic de piétons du milieu de l'après-midi: des mères qui poussaient leurs landaus dans des cafés, et de jeunes branchés qui retournaient au travail après le lunch, dans des restaurants aux menus entièrement bio.

— C'est super, répondit Julia sur un ton le plus nonchalant possible.

— Est-ce qu'il t'en a parlé?

— Chris? Pourquoi je lui parlerais?

McKenna la poussa d'un air espiègle.

— Euh, non. Le gars sexy pour lequel tu es allée à New York. Le gars sexy qui, je le sais, te plaît terriblement. Vas-tu voir Clay pendant qu'il est en ville?

Elle haussa les épaules et détourna le regard, et ces deux gestes suffirent pour que sa sœur s'arrête et pose les mains sur ses hanches.

— Oh là! Qu'est-ce qui se passe?

Julia sentit son estomac se nouer. Elle ne pouvait pas confier à sa sœur ses problèmes d'argent, mais elle pouvait au moins lui parler de ses malheurs avec les hommes.

— Je l'ai vu hier soir. Je ne pense pas que ça va marcher entre nous, dit-elle sans se soucier d'atténuer la frustration ou la tristesse dans sa voix.

Un sanglot faillit lui monter à la gorge et se transformer en un stupide torrent. Mais le fait de s'abandonner à ses sanglots, c'était comme s'attaquer à un mur de brique. Ça ne faisait aucun bien, et il ne vous restait qu'un poing amoché.

— Oh, non. Pourquoi dis-tu ça?

— Il est trop loin, à New York, je suis très occupée ici, et il ne pense qu'à son boulot.

— C'est dégueulasse, dit McKenna en frappant du pied sur le trottoir.

Le geste était si infantile que Julia ne put s'empêcher d'éclater de rire.

— Mais au moins, vous n'étiez pas trop liés? ajouta-t-elle, les yeux pleins d'espoir.

Elle étreignit sa sœur.

Julia avait envie de la rassurer. De lui dire que ce n'était rien, seulement une nuit ici, un week-end. Mais ce n'était pas le cas. C'était davantage. Bien davantage.

— En fait, je l'aimais beaucoup, alors je suis un peu déçue.

— Alors, il faut que nous allions noyer nos peines dans des frites et un gâteau. Laisse-moi t'inviter, proposa McKenna.

Julia accepta, et même si les frites étaient fantastiques, elles étaient loin de suffire à lui faire oublier l'homme qu'elle ne pouvait avoir. Malheureusement, elle n'avait plus d'espace pour lui dans sa vie, et si elle n'arrêtait pas de penser à lui, elle allait sûrement perdre la partie ce soir.

Ce soir, elle devait gagner.

CHAPTER 2

L'investisseur dont le rire le trahissait était de retour, et il passa la majeure partie de la soirée à fixer Julia. Mais Hunter devait avoir deviné qu'il lui fallait exclure ce rire de son répertoire, parce que la première fois qu'il rit, Julia misa tout et perdit un millier de dollars. Il avait déjà trois rois. Il ne bluffait pas.

Il avait peut-être fait appel à un professeur de poker, à quelque ancien joueur professionnel qui enseignait maintenant les rudiments du jeu à de futurs requins ou à un vétéran grisonnant qui avait besoin de boucler ses fins de mois après la retraite. Elle avait déjà vu ça parmi les gros bonnets. Un changement de stratégie ici, un autre là, tous des éléments indiquant qu'ils se faisaient conseiller de l'extérieur. Et ils se prenaient tous pour des champions.

Celui-là ne l'était pas. Personne ne l'était.

— Je suis, dit-il en poussant un jeton noir au centre sans jamais la quitter des yeux, comme si elle était sa proie.

Il avait tellement tort.

C'était elle, le prédateur. Ils étaient tous ses ennemis, chacun d'eux, et le fait d'avoir perdu une main ne signifiait pas qu'elle allait perdre la partie. Elle frotta son index sur un jeton noir, vérifia de nouveau ses cartes, puis examina le visage de Hunter. La peau pâle, des cicatrices d'acné datant sans doute de quelques années seulement quand il était au secondaire, et un beau nez droit. Ses yeux bleus étaient fixés sur elle, et c'était un autre indice du fait qu'on l'ait conseillé. On lui avait probablement dit de lui faire baisser les yeux, le conseiller croyant que ça l'intimiderait.

Ça ne fonctionnait pas. En général, et certainement pas ce soir, alors qu'elle était alimentée par une profonde colère. Elle était en colère contre Dillon, contre Stevie, contre Charlie, contre Hunter, et surtout contre Clay, qui ne l'avait pas crue. Si seulement il pouvait la voir maintenant, il se sentirait sans doute parfaitement idiot d'avoir douté d'elle. Il s'était comporté comme si elle était une toxicomane menteuse, à l'image de son ex. Ah. Il ne pouvait davantage se tromper. Elle souhaita pouvoir enregistrer cette partie avec une caméra secrète pour la lui montrer.

Là. Tu vois? Je suis la remplaçante de cette ordure jusqu'à ce que ma dette soit remboursée. Content, maintenant?

Au diable lui et son manque de confiance. Au diable Hunter et son absence de signe révélateur. Au diable son conseiller. Tous au diable. Elle avait plus de couilles que Hunter et elle allait se servir de ses forces. De son courage.

Elle avait deux dix et elle allait parier dessus.

— Je suis votre cinq cents dollars et j'augmente à mille dollars, dit-elle en pressant son long ongle rouge contre un jeton, puis elle le poussa et fit méthodiquement de même avec deux autres.

Il n'afficha aucune réaction pendant quelques secondes, comme s'il essayait de retenir ses émotions. Puis, son sourcil se contracta, et elle aurait voulu célébrer ça. Un nouveau tic, peut-être?

Les autres s'étaient couchés. Le type qui possédait une boutique d'articles de sport s'appuya sur le dossier de sa chaise, ses yeux se promenant entre Julia et Hunter. C'était un habitué et un complice. Il gagnait un peu, perdait un peu, et se trouvait généralement là pour équilibrer le jeu. Il y avait aussi un jeune type aux joues proéminentes et aux cheveux ondulés qui conduisait une des limousines de Charlie. Tous ici pour occuper la table.

Dans la cuisine, Skunk se servait des biscuits fraîchement sortis du four et les engouffrait les uns après les autres. Elle n'avait aucune idée de la personne qui avait fait cuire des biscuits pour une partie de cartes truquée, mais peut-être était-ce sa mère ou sa femme. Ou peut-être son collègue. Il y avait un nouveau type avec lui, un gars au visage poupon du nom de Max avec des yeux gris et une carrure de lutteur. Il est peut-être à l'entraînement avec Skunk, avait songé Julia quand elle l'avait rencontré avant la partie. Pas encore de pistolet à la cheville, toutefois. Peut-être le cachait-il ailleurs.

Hunter l'étonna en prenant deux jetons qu'il laissa tomber sur la pile.

— Temps de montrer les cartes. Sept chanceux, dit-il avec un petit sourire de travers, pétri de confiance et d'audace, maintenant.

Elle se demanda si son instructeur le complimenterait pour ce geste et si elle se souciait même de ce que pensait son instructeur. Elle décida que non. Tout ce qu'elle voulait, c'était cet argent, et elle le voulait tellement qu'elle salivait presque en y pensant. Tous ces beaux jetons noirs dans la pile contribueraient à la soustraire un peu plus à l'emprise de Charlie, à son couteau et à son gorille armé qui la suivait partout.

Elle ouvrit son jeu, montrant sa paire de dix. Hunter inclina la tête, avec au départ un regard d'acier et une attitude cool, mais quand Julia prit les jetons, il pointa vers elle un doigt accusateur. Elle leva les yeux, légèrement curieuse.

Au début, Hunter se tut. Elle pouvait voir tourner les rouages dans sa tête, comme s'il additionnait, multipliait et divisait.

— Vous ne jouez pas comme les autres, fit-il d'une voix neutre.

— Sans blague, répliqua-t-elle, le visage impassible.

— Vous jouez comme un requin. Je le vois dans vos yeux. Je connais ce regard. Je suis un investisseur. J'ai chaque jour ce regard quand je prends un risque. Vous êtes pareille.

— Qualifiez-moi de capitaliste, dit-elle en empilant ses jetons avec des gestes calmes, même si son cœur battait à tout rompre.

— Vous n'êtes pas qu'une joueuse, dit-il les yeux plissés.

— Appelez-moi une joueuse ou non, si vous voulez. Je m'en fiche. Pourquoi ne distribuez-vous pas simplement la main suivante? ditelle en gardant son calme autant que possible.

Skunk leva les yeux des biscuits quand il entendit le bavardage. On ne parlait pas tant d'habitude dans ce type de jeu.

— Non, dit Hunter avant de secouer la tête en se levant. Je ne vais pas distribuer. Vous êtes ici pour me dépouiller, n'est-ce pas?

Skunk décida d'intervenir. Il s'avança lourdement jusqu'à la table et pressa ses énormes mains sur le bois.

— Qu'est-ce qui se passe? Tout va bien?

— Non. Ce jeu est truqué. Je savais qu'il y avait un problème la première fois et, maintenant, j'en suis certain, dit-il en pointant son index vers le colosse.

Max s'approcha, mais garda une distance, pendant qu'il observait la scène.

Le sang de Julia coulait à toute vitesse dans ses veines tandis que la panique s'emparait d'elle. Elle avait une sensation terrible à propos de ce qui allait se produire, et elle avait raison. Skunk sortit son pistolet à une vitesse qu'elle n'aurait jamais imaginé possible compte tenu de sa carrure.

— Foutez le camp, dit-il posément à Hunter. Et vous n'êtes pas le bienvenu au restaurant non plus.

— J'avais raison, répondit Hunter d'un air débordant de vertu.

Julia ferma les lèvres pour éviter de crier: " Que pensiez-vous que c'était? Qu'est-ce que cette damnée partie aurait pu être d'autre? " — Charlie m'a dit que c'était une partie entre dirigeants d'entreprises, mais ça ne l'est pas, insista-t-il, et il devait être le capitaliste le plus gonflé de la vallée parce qu'il ne partait pas.

Skunk agita le pistolet.

— Il y avait quelque chose d'imprécis à propos de ce que je viens de dire? Parce que ça me paraissait très clair. Si vous avez du mal à entendre, je serais heureux de vous conduire au poste de police près d'ici et de m'assurer que mes amis là-bas sachent que vous avez tripoté cette femme, dit-il en agrippant l'épaule de Julia de sa main libre dans un geste qui semblait étrangement protecteur et agressif tout à la fois. Et j'ai des témoins qui appuieront mes dires, n'est-ce pas?

Le gars aux joues ciselées hocha la tête, de même que le type des articles de sport.

Les minuscules poils sur sa nuque se dressèrent, et elle se trouva curieusement reconnaissante envers Skunk, mais en même temps dégoûtée. Il l'avait protégée, mais en fait, il avait protégé l'investissement de Charlie. Et, de la même façon que Charlie, il l'avait corrompue pour ses propres usages en pariant sur le fait qu'elle était une femme. En pariant sur des hommes qui la sous-estimaient aux cartes, et maintenant en laissant entendre qu'elle était une petite dame sans défense qu'on avait malmenée.

Hunter prit le reste de ses jetons.

— Je vais faire changer ça.

— Non. Vous sortez. C'est votre amende pour avoir perturbé le jeu. Dehors, dit Skunk d'une voix basse et puissante en indiquant la porte.

Hunter leva les mains et expira par les narines.

— Vous n'en avez pas terminé avec moi.

Il sortit, le son de ses pas se répercutant pendant qu'il descendait lourdement les marches.

*
Charlie la regarda d'un air furieux.

— Qu'est-ce que tu lui as dit?

— Rien.

— Qu'est-ce que tu lui as dit qui lui a fait comprendre ce qui se passait? insista Charlie en laissant tomber ses baguettes près de son assiette de boulettes de porc dans le restaurant chinois sous l'appartement où se tenait la partie.

Le restaurant était vide. Il avait fermé une heure plus tôt.

— Je vous l'ai dit. Rien.

— Je ne veux pas qu'on sache que notre jeu est truqué. Lui et ses amis viennent déjeuner à mon restaurant tous les vendredis. Leurs employés mangent ici aussi, dit-il en frappant la table du doigt. Ses amis de chez Steiner Hawkins doivent venir à la prochaine partie. Ils viennent juste de vendre un média social qu'ils ont financé à hauteur de cinquante millions de dollars. Ils sont riches à craquer. Tu sais ce que ça veut dire?

Julia secoua la tête tandis que la peur l'envahissait.

— Non.

Charlie s'écarta de la table et se leva. Il se rapprocha à grands pas de Julia et la força à s'appuyer contre le mur. Il la bousculait, l'emprisonnant en posant ses mains de chaque côté de sa tête.

— Laisse-moi expliquer ce que ça signifie, la Rouquine, dit-il en lui crachant presque les mots au visage. Ça veut dire qu'ils ne vont pas venir. Ils ne vont pas jouer. Ça veut dire que je n'aurai pas leur argent. Et ça veut aussi dire que la prochaine fois que tu vas jouer, tu vas perdre.

— Quoi? demanda-t-elle en fronçant les sourcils d'un air incrédule. En quoi ça va nous aider?

— Ça va faire savoir autour que mes parties sont équitables. Tu perds. Et tu m'es redevable, la Rouquine.

— J'ai gagné ce soir, fit-elle en essayant d'insister. J'ai gagné six mille dollars. J'y suis presque.

(Continues…)



Excerpted from "Après Cette Nuit"
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Copyright © 2014 Lauren Blakely.
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